Au nom de la jeunesse

Pleines de verves, de rigueurs, de rêves et d’idéales, les jeunes dans toutes les communautés sont considérés comme l’avenir d’une nation. Déclarés comme moteur dans la reconstruction idéelle d’un peuple et son développement. Partout dans le monde, nous, les jeunes se cherchent à travers les grandes orientations de la société. Nous nous regroupons en associations, en groupements sociaux, économiques, politiques et culturels pour mieux organiser notre lutte. Notre lutte contre qui ? D’abord c’est une lutte pour faire valoir nos idéaux, notre propre façon de voir les choses ; parfois très révolutionnaires des générations précédentes, nos actions se heurtent à celles de ainés et vont à l’encontre des principes et normes gérontocratiques. Nous, les jeunes, ne voient presque jamais les choses de la même manière que les vieux. De nouvelles époques amènent apportent de différentes idéologies, de nouvelles manières de s’épanouir. Le monde évolue, les pensées aussi. Nulle catégorie sociale n’a une telle ampleur de priorité au regard des dirigeants. Nous sommes, dites-vous, l’avenir d’une nation. Ceux qui bientôt prendront les rênes.

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Néanmoins, malgré nos divergences d’opinions, ils se disent nos protecteurs. Tous, ils nous font croire qu’ils ne travaillent que pour notre réussite, notre bonheur et notre avenir. Et surtout qu’à leurs yeux, Haïti ne pourrait vivre sans notre participation. Ce n’est ni l’élégance, ni l’impétuosité naïve qui nous caractérise. Mais plutôt l’expression d’une ambition franche, d’une volonté de combattre, de gagner, d’imposer et de mieux faire. En un terme un idéal à concrétiser et à mettre en valeur.

Vous nous faites croire, croire et croire. Espérer que votre aide, nous l’avons déjà gagné. Et que tous vos actions ne visent que notre épanouissement ; vous êtes désintéressés, dites-vous ! Nous vous croyons dans vos diverses promesses mirobolantes. Non, plutôt nous vous avons cru ! Nous vous avons cru quand pour travailler vous nous demandez cinq, six ans d’années d’expériences et vous nous refusiez les promotions. Pourquoi vous m’empêcher de gravir les échelons ? Or, vous vous faites de notre intérêt un tremplin que vous ne vous gênez point d’exposer. Nous vous avons cru quand dans la politique vous avez peur que nous décidons à vos côtés ; et, de peur d’être évincé vous mettez toute une série de règlements absurdes pour nous obliger de rester au point mort. Nous vous avons cru puisque nous voyons que vous nous mettez en marge de la société pendant que vous vous enrichissiez en dons faites en notre nom quand nous avons plus de pain, de logement, plus de vie. Pourtant vous dites travailler au nom de la jeunesse.

Certes, nous rêvons, et parfois même avec peu de pragmatisme. Il est particulièrement très simple de comprendre, nous voulons réussir et faire notre place au soleil. A prendre dignement le flambeau que vous avez tenu de longues années. Quoi, vous avez peur que nous fassions mieux que vous ? Il n’y a nullement de mal à l’être puisque nous sommes ce que vous avez conçu.  Pourquoi vous vous répudie vous-même alors. Vos enseignements, vos conseils font de nous ce que nous sommes.

Oui vous dites vrai vous vivez au nom de la jeunesse.

.Michel-Ange

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